En 1947, le bateau-baliseur « La Somme » dépérit, et oui…
Disloqué, usé comme ses prédécesseurs.
Il faut un nouveau baliseur, « Un bateau sûr et stable »
comme l’avait préconisé Francis Dallery.
L’ingénieur FERTIN, écrit dans son courrier du 2.5.1947 :
« Le baliseur « La Somme » est trop faible pour extraire les corps-morts, il s’en suit une dislocation complète de la coque à chaque opération créant ainsi des voies d’eau…Il paraît prudent de prévoir la mise en service d’une nouvelle unité en 1949 »
L’ingénieur FERTIN poursuit :
« Pour cette nouvelle unité, l’expérience a prouvé que le bois était à proscrire, seule une coque métallique offrira une rigidité suffisante…Le tirant d’eau ne devra pas dépasser 1m10…Il faudra prévoir une puissance de 80cv pour le groupe moteur… »
Déjà en 1935, selon Francis DALLERY, ingénieur subdivisionnaire
le futur baliseur de la baie de Somme devait avoir :
Un faible tirant d’eau pour s’adapter aux chenaux,
Une étrave et une grosse charpente, l’ensemble indéformable pour résister aux torsions,
Un moteur suffisamment puissant pour le remorquage des bouées…
Le 2 mai 1947, l’ingénieur FERTIN, rajoutait :
« …Nous proposons que toutes mesures soient prises en temps utile pour que nous puissions être en possession au cours de l’année 1949 d’un nouveau baliseur métallique. »
Mais oh surprise !
Pas de baliseur métallique pour la baie de Somme
Stupéfait et contrarié,
L’ingénieur FERTIN, dans son courrier du 17 octobre 1947, propose une solution alternative
« …S’il s’avérait impossible d’avoir recours au métal, un baliseur en bois ne pourrait se concevoir que construit autour d’un véritable cadre indéformable sur lequel s’appuierait le treuil et la poulie de relevage des corps morts. »
Bois, métal ou bois-métal
Chacun avance ses arguments
Bois ?
Le bois est disponible et la construction d’un navire en bois, rapide.
Métal ?
La construction en métal est avantageuse pour la solidité du bateau.
Bois-métal ?
L’ossature métallique évitera les déliaisons de la partie bois.
Le dilemme est tranché
Ce sera un baliseur bois-métal
Un appel d’offres est lancé par les Phares et Balises, le 2 mars 1948
Son objet est de construire un baliseur assez spécial…
« Un bateau à usage de petit baliseur destiné au service de la Somme avec coque et ossature en bois renforcées d’une armature métallique… »
« Le bois-augmenté »,
dira plus tard Jean Louis DAUGA, expert auprès du Ministère de la Culture.
Huit constructeurs sont consultés, trois, seulement, feront des propositions
Les Chantiers AUROUX à Arcachon
Le Chantier naval CLAPAREDE à Petit-Quevilly
Les Chantiers Dieppois
Qui sera l’heureux élu ?
Les Chantiers AUROUX à Arcachon
Le marché no 1022, de construction du baliseur, est signé le 21.8.1948.
Un véritable défi !!!
Deux ans de construction d’un baliseur unique en son genre.
La construction se termine le 20 juillet 1950, le baliseur rejoint la baie de Somme
Quelle aventure !!!