16 et 17 septembre 1845
Premières régates valéricaines
Cinq courses au programme
Voiles et avirons
C’est une PREMIERE…
Ce mardi 16 septembre, un brin pluvieux…
Une foule considérable se presse sur la digue
Des tentes poussent partout, dressées à l’improviste.
Le Journal d’Abbeville raconte :
« Au moment où le canon donna le signal du départ, neufs canots à la voile s’élancèrent dans l’arène humide et à l’exception du canot des ponts et chaussées qui avait pris, dès l’abord, une grande avance, les autres embarcations parvinrent à doubler ensemble la première balise… »
Se mesurer, s’affronter, se frotter
Une course sans pitié
Des prix gagnés pour certains… seulement …
Et pour tous, le soir, guincher à la REDOUTE.
Ce 17 septembre, de bon augure…
Un ciel serein et une nuée de curieux
Certains grimpés au sommet de la Tour Harold…
A nouveau
Que tonne le canon !
Et que le meilleur gagne…
Ça bagarre ferme !!!
A l’arrivée, selon le cas
Fiers, heureux ou déçus…
A la nuit tombée
Tous réconciliés autour d’un bouquet de feu d’artifice.
1858, seulement les deuxièmes
L’ouverture de la gare de Noyelles, quelques années auparavant
Une véritable opportunité
A l’initiative de Jules Brûlé
De nouvelles régates sont organisées.
D’autres suivront, chaque année
Des joutes nautiques très prisées
Un évènement festif
Un rituel immuable
Que brille le soleil ou que claque la pluie
Tous sont là
Venus de près ou de loin
Ils peuplent les quais aux noms d’illustres marins
Violette, Perret, Lejoille, Blavet, Courbet
Hommes en cravate
« Cravate régate », comme il se doit…
(Cravate à nœud coulant, de mise pratique et toujours impeccable)
Femmes, belles toilettes et belles coiffures
Enfants à l’unisson
A bord de leur canot lustré, voile au vent
Des marins prêts à en découdre
Et c’est parti pour la ixième fois…
Les paris sont lancés
La lutte est sans pitié
Que le meilleur gagne !!!
Et surtout que la fête continue !!!