© WIKIMEDIA COMMONS – Université Washington – Banque d’images d’eau douce et marine
Jusqu’au XVème siècle, tumultueuse est l’histoire de St Valery
Maintes fois assiégée
Maintes fois saccagée, pillée, incendiée
Fin XVème, de ses ruines fumantes, lentement elle se relève
Réapparaît le calme
Réapparaît l’activité maritime
Au XVIème, amateur de pêche côtière
Le port de St Valery arme désormais
Des morutiers
Des baleiniers
De grandes pêches lointaines…
Quel défi !!!
Ainsi l’écrit Jacques PREVERT dans son poème
« La pêche à la baleine »
…Le père apparaît hors d’haleine, tenant la baleine sur son dos
Il jette l’animal sur la table, une belle baleine aux yeux bleus,
Une bête comme on en voit peu.
Il dit d’une voix lamentable : dépêchez-vous de la dépecer,
J’ai faim, j’ai soif, je veux manger…
…Et pourquoi donc je dépècerais une pauvre bête qui m’a rien fait ?
Puis il jette le couteau par terre, mais la baleine s’en empare,
Et se précipitant sur le père, elle le transperce de part en part…
…La mère qui prend le deuil de son pauvre mari
Et la baleine la larme à l’œil contemplant le foyer détruit…
…Elle se dirige vers la porte et dit à la veuve en passant :
Madame, si quelqu’un vient me demander.
Soyez aimable et répondez :
La baleine est sortie, asseyez-vous, attendez-là.
Dans une quinzaine d’années, sans doute elle reviendra…